cloclo a écrit:
Bonjour,
Dans votre situation ce que font souvent les cadres qui sont relégués à un poste de travail qui ne correspond plus à leur qualification ou niveau de responsabilité (avec ou sans baisse de salaire) .
Ils cherchent un nouvel emploi et quand ils ont trouvé : ils prennent acte de la rupture de leur contrat de travail , (ce qu'on appelle communément faire une "prise d'acte de rupture ")
C'est une démission motivée ou il faut énumérer dans la lettre de démission tous les faits qui conduisent le salarié à mettre fin immédiatement au contrat de travail suite à une modification unilatérale du contrat de travail de la part de l'employeur.
Pas de préavis à effectuer sauf si le salarié préfère en faire un (voir les effets et conséquences de la prise d'acte en lien )mais s'agissant d'une démission : pas de droit au chomage.
Le salarié démissionnaire saisit ensuite les prud'hommes "au fond "pour demander la requalification de sa démission en rupture abusive du contrat de travail aux torts de l'employeur (comme un licenciement abusif)
Bon...la prise d'acte reste toujours délicate ... il faut se faire accompagner par un avocat spécialiste (droit du travail)
Voir LIEN :
http://www.village-justice.com/articles ... pture#1041Bon si baisse de salaire sans votre accord - vous pouvez également saisir les prud'homme sur le fond dans un délai de 5 ans pour demander le paiement d'un rappel de salaire
Bon courage et bonne chance
Merci d'avoir pris ce temps pour me répondre.
Je comprend que c'est donc une situation qui mène vers la sortie... Si on s'accroche, soit on perd la boule, soit on nous mène à la faute grave, soit on se suicide au bureau ?
Il faut je pense pour rester dans une situation pareille, recadrer : fini le travail à l'ancienne. Si on veut survivre, on se dit qu'on est dans un camp militaire et que si on ne veut pas aller au mitard, il faut obéir et prendre sur soi en se disant, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !
En fait c'est la non acceptation que le cadre à changer qui mène à faire de mauvais choix : soit on joue le jeux parce qu'on ne peut pas partir par exemple pour des raisons financière mais en changeant de comportement et en acceptant que le système démocratique avec ses politiques véreux est devenu une dictature militaire... soit on fou le camp.
Des fois je crois qu'il est plus facile de partir que de résister, car si l'estime de soi est touché (ce qui est systématique dans ce cas), le pourrissement peut mener à la dépression et donc inévitablement l'incapacité de rebondir.
Si cela vous arrive, penser que vous êtes dans une dictature militaire et que votre vie en dépend et que si l'entreprise va dans le mur parce que la direction prend des mauvaises décisions sans vous, tant pis, c'est pas votre entreprise, c'est la leur qu'ils assument les responsabilités de ses échecs
D'ailleurs mettre au placard des gens dont la principale qualité de l'employeur est de savoir s'entourer (Ford), c'est déjà un signe de désavoeux d'incompétence !!! En fait je me fais blâmer pour leurs mauvaises décisions et comme ils ne sont pas capable de se remettre en cause, il m'accuse, en torpillant l'entreprise par la même voie, mais l'orgueil est plus important dans la tête des trouducs.
Courage à toutes et tous ceux qui traversent cette période